L’IDÉOLOGIE DU MNPRH (Mouvement des Nationaux Progressistes pour le Redressement d’Hayti
MNPRH est un
mouvement politique qui appartient à la sphère sociale-démocrate ; il prône une
augmentation modérée des dépenses publiques, mais il peut de temps en temps
adhérer à des thèses libérales pour des raisons de conjoncture. Toutes les
couch es sociales sont libres de faire leur adhésion au Mouvement : c’est un
mouvement réformiste et modérément révolutionnaire, qui promeut la solidarité entre les peuples noirs et
leur droit naturel à l’autodétermination, et qui adhèrant aux choix macroéconomiques de
Franklin Delanoë Roosevelt aux États-Unis durant les années 30 du siècle
dernier.
Le Mouvement
s’engage à défendre une intervention forte de l’État dans l’économie, avec
relativement peu de libéralisme économique. L’idéologie du MNPRH sera marquée
par une conscience forte des classes sociales défavorisées. Elle aura donc joué
un rôle prépondérant lors de la
conception des politiques gouvernementales en Hayti pour au moins les
vingt-cinq (25) prochaines années. En cela, elle est une idéologie novatrice,
parce qu’elle s’insurge contre une injustice socio-économique criante,
chronique contre la femme, la paysannerie et la jeunesse haytienne, et qui
sévit dans notre société depuis 1806, après l’assassinat de l’Empereur Jean-Jacques
Dessalines.
En cela aussi,
elle vise au respect des libertés fondamentales, à encourager et à propulser la
jeunesse haytienne en particulier dans un nouvel élan de civisme pour qu’elle
développe en elle le goût de la politique active, le goût de la création
d’entreprise, et qu’elle se transforme en adepte de la démocratie
participative. Car, il semble, aujourd’hui, que l’on crée des partis politiques
uniquement pour se faire connaître de la société civile, se positioner et
obtenir du financement des pouvoirs publics. Or, les partis politiques sont
censés former les militants civiquement, moralement, socialement, politiquement
et économiquement sur la manière de créer sainement de la richesse, pour que
ces militants puissent développer des sentiments d’appartenance à la patrie
commune, et qu’ils aiment inconditionnellement leurs semblables.
En quoi l’idéologie du MNPRH est-elle davantage novatrice?
L’idéologie
du MNPRH vise au bout du compte à déconstruire l’ordre ancien, qui est par
nature arbitraire, totalitaire, parce qu’il a toujours été l’apanage d’un petit
groupe de cleptocrates, d’oligarques, brasseurs d’affaires, et aussi à
construire un ordre politico-social, nouveau, centré non seulement sur les
valeurs fondamentales de la société, mais surtout sur la mise en place par
l’État d’une économie de troc, sur le droit de tous à l’autosuffisance
alimentaire et aux services de proximité – conditions sine qua non à
l’avènement d’un État de droit égalitaire.
D’autre
part, nous sommes favorable à la conciliation des mandats des élus de la
République à une mandature identique de quatre ans pour les ASEC, CASEC,
magistrats et députés, le sénat n’étant pas indispensable pour le pays. De
plus, nous sommes de ceux-là qui sont favorables à l’abolition du poste de
Premier ministre dans l’élaboration d’une nouvelle Constitution ou d’une révision
constitutionnelle, et à son remplacement au grand jamais par un vice-président,
mais par un ministre à la présidence, élevé au rang de ministre d’État. La
prudence et les leçons de l’histoire nous le commandent.
Le danger ou dilemme d’un gouvernement inclusif
Celles
et ceux qui veulent, aujourd’hui, offrir à la République un gouvernement
non-homogène, mais de coalition des partis politiques, n’ont pas compris
grand-chose à la crise haytienne contemporaine. Les partis politiques étant
vaindicatifs et conflictuels, n’ont aucun scrupule à déchirer, sans remords, la
République en morceaux, et n’ont aucun souci des populations civiles démunies,
affamées, sans emploi et sans domicile fixe. D’ailleurs, à l’instar de la 49ème
et de la 50ème législatures au Parlement haytien, un gouvernement de coalition
serait de nature à saper davantage la confiance du peuple haytien en nos
institutions, parce qu’il se constituerait en réseaux de connivence sur le
“Bien Commun” avec les instances diplomatiques et élites financières internationales.
Aujourd’hui,
les jeunes, que nous sachions, n’ont pas besoin de largages de produits
contaminés au cadmium, à l’arsenic et aux salmonelles pour les faire développer
des maladies de système: ils ont besoin d’un changement de système. C’est
pourquoi ils devraient se doter d’un systémiste au pouvoir, c’est-à-dire d’un président
qui raisonne en système, et dont la stratégie globale tient compte des
interdépendances, en vue d'un démarrage rapide de notre grand projet de
développement durable intégré.
Dr. Roland Fleurizier,
-
Secrétaire
Général du MNPRH (Mouvement des Nationaux Progressistes pour le Redressement
d’Hayti),
-
Coordonateur
Général de la FENACICO (Fédération Nationale des Citoyens de Conviction),
-
Conseiller
Particulier de RAVIDEP, de FÒM et de FODEP
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